27 Juil, 2015
Depuis 2012, le Moranbong, groupe de rock-pop nord-coréen féminin, cartonne dans son pays natal. D’autres chanteuses rêvent du même destin. Elles débarquent en Chine pour chanter dans les hôtels et restaurants.
Le Moranbong Band est une illustration du changement opéré en matière de tradition musicale en Corée du Nord. Pekka Korhonen, enseignante à l’Université finlandaise de Jyväskylä, gère une page web sur le groupe. Les chanteuses et musiciennes, choisies par le dirigeant du pays, servent d’exemple à d’autres filles. Celles-ci s’aventurent en Chine pour se produire dans les villes.
Les chanteuses, arrivées en Chine, sont loin d’être des stars aguerries. Malgré leurs cours de musique poussés, certaines de leurs prestations ne sont pas loin du karaoké. Néanmoins, le public chinois apprécie les chanteuses nord-coréennes et les applaudit à tout rompre. De plus, les habitants de Chine sont sensibles au fait que la Corée du Nord a « besoin de s’ouvrir économiquement ».
Avec le temps, les artistes nord-coréens qui viennent se produire en Chine, ressentent le désir de regagner leur pays natal, à l’exemple de Ryu Seol-sin. Ce dernier est venu sur le territoire chinois depuis deux ans pour « jouer devant des foules immenses ». Dorénavant, il souhaite enseigner la musique, car c’est une manière plus stable et sûre de servir son pays.
La musique adoucit les mœurs. Dans le cas de la Corée du Nord, c’est peut‑être vrai avec les chanteuses qui rêvent d’imiter le Moranbong Band (en VO), dont les membres s’affichent sur le site web de Pekka Korhonen.
Site officiel de l’Université finlandaise de Jyväskylä (en anglais)
Crédit : © AFPRELAXNEWS
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