Doom: The Dark Ages est un bon jeu. Pas le meilleur Doom. Probablement pas le meilleur FPS de 2026. Mais un jeu solide, techniquement irréprochable, qui prend des risques courageux — dont certains ne paient pas. Voilà le résumé honnête. Si vous voulez les détails, continuez.
Note globale : 83/100 — Metacritic : 83, OpenCritic : 86.
Contexte : après Doom Eternal, la barre était haute#
Doom Eternal (2020) reste l'un des FPS les mieux designés de la décennie. Chaque ennemi, chaque arme, chaque mécanique de survie s'imbriquaient dans un système presque parfait de pression constante. C'était Doom comme un ballet de destruction à 500 BPM. The Dark Ages fait le choix inverse : ralentir, ancrer, peser.
C'est un préquel qui plonge le Doom Slayer dans une esthétique dark fantasy / médiéval-futuriste. Chevaliers démoniaques, châteaux, armées massives. Visuellement, c'est une proposition cohérente et spectaculaire. Mais le design s'aligne sur cette promesse : moins d'acrobaties, plus de présence au sol.
Ce qui fonctionne vraiment bien#
Le Shield Saw#
Le bouclier-scie est la vraie nouveauté de The Dark Ages, et c'est sa meilleure idée. Motorisé, dentelé, il sert à bloquer, à parer, et à renvoyer les projectiles. Le système de parry — déclencher un blocage parfait sur les attaques vertes indiquées — est généreux en fenêtre d'exécution sur les difficultés standard, ce qui le rend accessible sans être trivial.
Résultat : le combat intègre une dimension défensive réelle pour la première fois dans la série moderne. Vous ne fuyez plus les échanges directs — vous les cherchez. C'est un pivot de design qui change profondément la sensation du jeu. Sur les niveaux les mieux designés, les combats sont excellents.
L'arsenal et le feeling de tir#
id Software reste la référence absolue du game feel en FPS. Chaque arme a un poids, un feedback sonore, une satisfaction de hit différente. La Super Shotgun répond différemment du Plasma Rifle, qui répond différemment du Balista amélioré. Tirer dans Doom: The Dark Ages est un plaisir constant.
La technique : irréprochable#
60 fps stables, HDR bien calibré, temps de chargement quasi nuls. Sur PC, les options de configuration sont larges et les performances sont excellentes sur configurations mid-range. Le moteur id Tech 8 fait exactement ce qu'on attend d'un moteur id Tech : rendre un jeu visuellement très beau sans sacrifier la fluidité.
Le design des arènes first-party#
Les arènes conçues autour du combat à pied sont bien structurées. La lecture des ennemis, les couleurs codées des attaques parables, la densité des rencontres — tout ça est maîtrisé. Sur les meilleurs niveaux, The Dark Ages justifie pleinement son existence.
Ce qui ne fonctionne pas#
Les séquences en dragon#
C'est le point le plus unanimement critiqué par les reviewers, et ils ont raison. Les séquences de vol sur le dragon cybernétique transforment Doom en shoot-em-up de bas étage. Le contrôle du dragon manque de précision, le feedback des impacts est pauvre comparé au combat terrestre, et globalement ces niveaux ressemblent à du filler. Il y en a plusieurs. Ils cassent le rythme à chaque fois.
Le mech Atlan : mieux, mais surestimé#
Les séquences en mech géant sont plus réussies que le dragon — l'échelle est impressionnante, et le système de parade adapté au format fonctionne. Mais ça reste des parenthèses dans le jeu principal, pas des moments de peak design. Après le troisième ou quatrième, on attend que ça se termine pour retrouver le Doom Slayer à pied.
La mobilité amputée#
Doom Eternal avait le double saut, le dash, le grappin. The Dark Ages est délibérément plus restrictif. Certains joueurs apprécieront ce retour à quelque chose de plus "classique". D'autres, et c'est mon cas, ressentiront une frustration réelle dans des situations où l'espace de jeu semble prévu pour une mobilité que le jeu refuse. C'est un choix de design assumé, mais il a un coût.
La narration : ambitieuse, pas aboutie#
The Dark Ages pousse le lore Doom plus loin que ses prédécesseurs. L'esthétique médiéval-cosmic horror est intéressante. Mais les cutscènes, nombreuses, peinent à créer l'attachement émotionnel qu'elles visent. On regarde, on continue. La narration environnementale du jeu original de 2016 restait plus efficace que tous ces éléments cinématiques.
Comparaison directe avec Doom Eternal#
| Critère | Doom Eternal (2020) | Doom: The Dark Ages (2026) |
|---|---|---|
| Mobilité | Excellent | Limitée (choix) |
| Combat au sol | Excellent | Très bon |
| Feeling de tir | Excellent | Excellent |
| Variété des niveaux | Bonne | Inégale |
| Cohérence du design | Très haute | Moyenne |
| Technique | Bon pour l'époque | Irréprochable |
| Durée de vie | ~20h | ~22h |
Verdict final#
Doom: The Dark Ages mérite son score Metacritic. C'est un jeu bien fait, techniquement excellent, avec des idées fortes dont certaines — le Shield Saw, les arènes terrestres — justifient pleinement l'achat. Mais il ne dépasse pas Eternal. Il fait des choix différents, pas forcément meilleurs.
Le vrai problème : après Doom Eternal, "bien" ne suffit plus. On attendait "exceptionnel". On a "très bon avec des parties franchement médiocres". Pour un fan de la série, c'est un achat évident. Pour quelqu'un qui cherche le meilleur FPS de l'année, il faut attendre de voir ce que 2026 va encore proposer.
À acheter si : vous avez aimé Doom 2016 plus qu'Eternal, vous voulez un FPS solide et techniquement parfait, vous aimez le lore de la série.
Hésiter si : Doom Eternal était votre référence absolue, les séquences de scoring ultra-rapide étaient ce que vous cherchez.
Pour situer The Dark Ages dans le paysage FPS, notre sélection des meilleurs jeux PC 2026 donne la perspective. Si vous suivez les sorties en temps réel, le calendrier des sorties 2026 est à garder sous la main. Et si la prouesse technique du moteur id Tech 8 vous intéresse, notre article sur Unreal Engine 5, Nanite et Lumen pose les bases pour comparer les approches de rendu next-gen.
Sources#
- PC Gamer — Doom: The Dark Ages review
- GamesRadar — Doom: The Dark Ages review
- TechRadar — Doom: The Dark Ages review
- Game Informer — Doom: The Dark Ages Review: Believe In The Shield
- Shacknews — Doom: The Dark Ages review
- NotebookCheck — Doom: The Dark Ages review
- Rolling Stone — Doom: The Dark Ages Review: A Violent Throwback That Lacks Bite
- Metacritic — DOOM: The Dark Ages
- OpenCritic — Doom: The Dark Ages



